* Ce blog tombe peu à peu à la dérive, remarque c'est pas bien grave, personne n'y va, à part peut être trois/quatre personnes visiteuses habituelles.
Faut dire, j'aimerai bien raconter des trucs passionnants, mais le fait est que pour raconter des trucs passionnants, il faudrait que mon quotidien le soit, lui aussi, or, c'est pas vraiment le cas.
Je vis au rythme d'Elliott Smith et de son Either/Or, honnêtement, je crois que c'est l'un des meilleurs albums que j'ai pu écouter, et pourtant, ce mec a pas tellement de voix, il est pas tellement beau, il chante pas tellement juste, mais putain c'est le genre de truc qui te remue les tripes, c'est mieux que tout.
Je sais pas pourquoi je parle d'Elliott Smith, parce qu'au pire on s'en fout.
On s'en fout tout autant de savoir que si les tampons yeutaux existaient, je possèderais déjà une entreprise.
Des fois tu te prends des claques dans la gueule, et après ça pique, t'as les yeux qui pleurent, ta virilité, ta force en prennent un coup, mais tu te relèves, et des fois, quand cette même claque arrive, tu repenses aux premières phrases de Papillon, t'as l'impression que tout le monde t'as pris pour Dieu, et que t'as tendu à peu près quinze fois ton autre joue (de mieux en mieux, maintenant je fais dans la métaphore Biblique...) et là, c'est plus des picotements que t'as, c'est une brûlure, une brûlure intense, qui cicatrise pas tellement.
Je sais pas si c'est le paysage extérieur qui se reflète sur mon paysage intérieur, comme dirait notre bénit prof de littérature, mais en tout cas c'est pas glorieux, et j'aimerai bien que le soleil se pointe, pour vérifier un peu si c'est vrai ces conneries ou non.